6 décembre

J’arrive à Los Quenes en fin de matinée, où je fais le plein de nourriture pour 7-8 jours. A priori il s’agit du dernier minimarket plutôt bien pourvu, alors que c’est déjà pas la folie… il n’y a par exemple aucunes céréales pour le petit déjeuner, à la place ça serait biscuit accompagné de café au lait. J’apprécie vraiment mon nouveau sac de rando, il est parfait pour ce genre de circonstance, avec le rabat sommital qui permet de pouvoir faire rentrer aisément 8 jours de bouffe non optimisée et en offrant un confort de portage très bon même avec le poids correspondant (à vue de nez je dois dépasser les 12kg, ce dont je n’ai pas l’habitude). J’achète aussi un savon, j’ai perdu le mien dès le 2e jour et je ne me suis pas encore lavé depuis le début, juste rincé à l’eau claire. Je dois puer.

Puis je file manger 2 empanadas au restau d’à-côté. Un groupe de gamins avec 3 monos arrive ensuite. Au début ils osent pas me parler, puis un me demande si je suis chilien, et de suite je me retrouve encerclé de plus de 10 gamins à me poser toutes sortes de questions 🙂 Je m’achète ensuite une bière Escudo, que j’enfile de suite, avant de reprendre la route.

Empanadas à Los Quenes

Des vergers non loin de Los Quenes, avec un beau mur en pierres sèches

Un puesto et une belle prairie, où j’ai du croiser plus de 100 lapins en quelques minutes, fuyant de toutes parts à mon passage

En fin d’aprem je trouve un super spot de bivouac au pied des montagnes. Quand je commence à fermer ma tente, je réalise que les quelques nuages dans le ciel sont en fait de la fumée s’échappant d’un volcan pile dans la direction de demain. Vu la distance, il doit s’agir du volcan Azufre, ou bien du Planchon Peteroa. Ça fait tout drôle d’assister à ça. Si je n’arrive pas à traverser le Rio Negro, je dois même emprunter une variante qui escalade leur flanc… bon, je verrai tout ça demain.

NB : j’apprendrai à mon retour en France qu’il s’agissait du Planchon Peteroa, et que peu de temps après mon passage, les carabineros ont bouclé par sécurité l’accès que je viens d’emprunter… fin décembre, un randonneur n’a pas pas pu passer, et a du prendre le bus pour contourner tout le GPT05.

Le Planchon Pereroa en train de fumer sérieusement