30 novembre

Le réveil sur la butte est chouette, et je prends le temps de faire tout sécher avant de partir. Par contre j’ai fini mon eau pendant la nuit, j’avais trop soif, alors il faut que je trace jusqu’à Coya. Je pensais ne pas être très loin, mais le chemin s’avère à nouveau galère, en partie hors sentier avec de la végétation dans laquelle je dois me frayer un chemin. J’avance lentement. J’ai de plus en plus soif. Puis j’arrive sur une route où Coya est à 5km. J’espérais faire du stop, mais c’est une grosse route et personne ne s’arrête, donc j’y vais à pied. J’ai encore plus soif, je me sens assécher de l’intérieur.

Juste avant Coya je tombe sur une source le long du chemin, je me jette dessus, quel bonheur !! Je suis parti depuis presque 3h déjà, presque sans eau depuis hier en fin d’aprem… A Coya je mange un énorme burger et 2 bières au « Bar Catalan » (ça ne s’invente pas !). Je demande à la nana pourquoi ce nom-là, mais je n’arrive pas à comprendre sa réponse, elle parle trop vite. Je compte juste que ça a un rapport avec son fils ou sa fille.


L’aprem je continue sur une piste, les paysages ne sont pas top aujourd’hui mais le chemin est facile. Par contre je sens mon corps vraiment détraqué, aux grosses journées s’ajoutant une déshydratation qui a du bien m’affecter. Peu après Coya, j’ai encore à nouveau très soif et je finis rapidement mes bouteilles d’eau. Je croise un fermier qui vend du fromage de chèvre, alors j’en prends une tome. Vers 17h je tombe sur un camping, il est tôt mais je n’en peux plus, mon corps me dit stop. J’enfile à nouveau je ne sais pas combien de litres d’eau. Quand je suis arrivé il n’y avait personne à part un couple dans un coin, mais à 19h un groupe d’une dizaine de chiliens s’installent pas loin de ma tente. Ils sont là pour manger et faire la fête, ça va être animé mais au moins j’ai de la musique latino sympa.