Organisation

Pour avoir toutes les informations nécessaires à l’organisation du Greater Patagonian Trail (trace GPS et manuel), il faut se rendre sur la page du trail, tenue par Jan Dudeck : www.wikiexplora.com/Greater_Patagonian_Trail

Le GPT cumule la bon nombre de difficultés que j’ai pu rencontrer en randonnée : aucun balisage (les sentiers sont ceux des arrieros), isolement, peu de ravitaillements et de réseau, passages techniques et aériens, torrents déchaînés à traverser, grandes amplitudes d’altitudes et thermiques, gestion de l’eau dans un climat semi-désertique, parfois un chemin à se frayer dans la végétation, volcans en activité, communication difficile si on ne parle pas castillan…

Par rapport à la route régulière du trail, j’ai emprunté deux grosses variantes : l’une plus directe entre les GPT05 et GPT06 en passant par le lac de la Mollera (option Descabezado Desolado), l’autre par la vallée reculée du Rio Nùble pour éviter de passer sur le volcan Nevado de Chillán, en alerte orange et avec 3 éruptions en 2018. Peu après mon passage, c’est tout le secteur du GPT05 qui a été bouclé par les carabineros à cause de l’activité du volcan Planchón Peteroa (que j’ai aussi vu fumer lors de mon passage). Il faut être prudent dans ce secteur, les volcans sont actifs, cette page du gouvernement chilien permet de suivre les alertes en cours : sitiohistorico.sernageomin.cl/volcanes.php


  • L’itinéraire sur Open Topo Map : u.osmfr.org/m/241742/
  • Attention, ceci n’est pas une vraie trace GPS ! Ce sont juste quelques points tracés à la main sur Open Topo Map pour pouvoir visualiser le trajet que j’ai emprunté. Pour avoir la trace GPS du trail, avec toutes les options et les waypoints (indispensables), il faut se rendre sur la page wikiexplora.

  • Les cartes au 1/50000 : GPT-50k.pdf (c’est du Open Topo Map)
  • Profil topographique

Profil topographique de mon Greater Patagonian Trail

  • Quand partir ? Avant novembre la fonte des neiges rend très compliqué voir impossible le franchissement de certaines rivières. Les températures sont les meilleures de décembre à mars, mais dans tous les cas il faut affronter de grosses amplitudes thermiques (près de 3000m d’écart d’altitude entre les points hauts et bas). J’ai aussi bien eu des températures avoisinant les 40° que de la neige et de la grêle.
    Moyennes mensuelles à Los Quenes (660m)

Climat moyen à Los Quenes

  • Ravitaillements : On trouve des minimarkets assez bien pourvus à Coya, Agua Buena et Los Quenes. Entre Los Quenes et Antuco c’est bien plus compliqué, il y a uniquement 3 magasins très peu pourvus : à la Mina (charcuterie, chips, biscuits), à Termas el Medano dans la cabane d’un habitant chez qui il faut sonner (pâtes, soupes, thon, cacahuètes, biscuits, chips) et à Carrizalès également dans la cabane d’habitants (idem El Medano + des flocons d’avoine très utiles pour le petit déjeuner).

Une astuce qui m’a bien servi : j’ai acheté de la farine de maïs qu’on peut mélanger à du sucre et de l’eau (ou de la bière pour la version spéciale alcooliques ^^) pour faire une boisson prisée des locaux, et qui m’a permis de tremper les biscuits secs tout en apportant de la calorie pour les midis.

  • Les gués : Cette section du GPT traverse de nombreuses rivières, parfois profondes, caillouteuses, avec un débit élevé, de l’eau sombre… Il faut ABSOLUMENT connaître les techniques de base pour traverser les rivières (on trouve de nombreux articles sur internet).

En résumé, j’ai retenu ces points :

  1. Il faut impérativement des bâtons de randonnée, pour s’équilibrer et pouvoir tâter le fond de la rivière.
  2. Il est souhaitable d’avoir des chaussures pour marcher dans l’eau, afin d’éviter les faux mouvements en se blessant sur un caillou.
  3. Le débit est moins élevé tôt le matin, lorsque la fonte des neiges est encore faible.
  4. Prendre le temps de choisir le meilleur endroit pour passer. C’est souvent là où la rivière est large ou se divise en 2 (courant moins fort, eau moins profonde…). Et il vaut mieux choisir une trajectoire remontant légèrement le courant.
  5. La technique en tant que telle : détacher la ceinture lombaire et la sangle de poitrine du sac à dos (pour pouvoir retirer le sac en urgence si on tombe à l’eau), se mettre face au courant, légèrement penché vers l’avant en s’appuyant sur les bâtons, et faire des petits pas sur le côté et légèrement vers l’avant, sans jamais croiser les jambes.