22 juillet

Aujourd’hui c’est ma journée palier. Pour compenser la journée d’hier je prévoir de monter de 380m pour atteindre 4230m cette nuit, au lieu des 300m prévus. Mais sinon je risque de ne pas être assez acclimaté pour les altitudes qui m’attendent demain. J’espère que ça va aller parce que sinon me retrouver avec le mal de l’altitude seul dans un endroit aussi isolé, ça va être galère voir dangereux…

Un bivouac sympa !

En chemin je tombe sur une bergerie habitée ! La bergerie est minuscule, à 4000m d’altitude, et je suis accueilli par une mère et ses deux filles. Les hommes font paître les animaux plus hauts. Au total ils doivent dormir à 6 et vivre dans cet endroit exigu, c’est fou.

Les femmes m’offrent de suite du lait fermenté (vraisemblablement un mixe de brebis, chèvre et vache), du pain, du beurre et du thé. Les bouses de vaches servent à allumer le feu pour le thé, vu qu’il n’y a pas d’arbres et donc de bois dans le coin. Le lait fermenté c’est… particulier mais plutôt pas mal quand on s’y habitue. Le pain (fait maison comme le reste) est délicieux ! En échange je leur donne des amandes et des noix de cajou, elles ont l’air d’apprécier. Je les vois aussi préparer le lait avec une sorte de batteur géant qu’elles actionnent à 2 (à l’ancienne….). Les voir faire est fascinant.

En partant je me sens mal de ne rien leur donner de plus, alors que je leur propose quelques somonis (la monnaie tadjike), je ne sais pas si ça se fait, si ça va les vexer, si j’ai bien fait ou pas, mais en tout cas elles étaient ravies.

L’âne de la bergerie

Rencontre avec les bergers et leur troupeau de brebis