Laponie

De Kvikkjokk à Vaisaluokta

12/08 : Kvikkjokk – Njunjes

J’arrive à Kvikkjokk à 10h sous une pluie incessante. Ce village est le point de départ des 3 sentiers de randonnée balisés de Laponie (Kungsleden, Padjelantaleden et Nordkalottleden). Je dois attendre 13h30 pour prendre un bateau afin de traverser le lac et pouvoir démarrer la rando. Pour attendre au sec, je trouve refuge dans une ptite cabane qui sert à entreproser le courrier pour le bus. Une heure plus tard, je vois une foule de randonneurs arriver pour prendre le bus suivant… Ils viennent tous de terminer la Kungsleden, l’itinéraire le plus célèbre et le plus fréquenté. Mais quand je vois tout ce monde (genre une vingtaine de personnes), je me dis que je suis bien mieux sur mon itinéraire, le moins fréquenté et le plus sauvage des 3…

La pluie finit par redoubler et je me demande si je ne vais pas temporiser jusqu’au bateau suivant (17h30), parce que c’est vraiment le déluge. Bon finalement ça me saoûle de poireauter, j’ai les jambes qui me démangent, alors à 13h15 je me décide à prendre le bateau. Je commence à m’équiper, et là juste avant de sortir, miraculeusement, la pluie s’arrête net ! Quel bol ! Je m’imaginais déjà marcher des heures sous la flotte…

L’arrivée de ma barque, juste après le déluge

Je prends donc le bateau, qui est hyper cher pour une simple barque et un trajet de 15mn (près de 20€). D’ailleurs je réalise en montant que je donne quasiment mes dernières couronnes suédoises. Du coup je ne pourrai pas acheter de compléments de bouffe dans les quelques refuges suédois, et ma nourriture devra me suffire jusqu’à Abisko… j’ai prévu 11 jours d’autonomie, et j’ai 350km à faire… il ne va pas falloir traîner !

Un des nombreux passages sur des planches en bois pour traverser les marécages

Le début de rando n’est pas terrible, ça consiste à remonter une vallée pleine de végétation trempée et de zones humides. Je marche 3-4 heures, et à peine la tente plantée, la pluie revient. Ouf ! J’ai profité du seul créneau sans flotte de la journée. Je m’endors rapidement, claqué de la nuit blanche de la veille pour prendre l’avion à Gérone.