Islande

Du lac Mývatn à Nyidalur

24/07 : 2km après Dreki – Cabane Kistufell

Encore un temps magnifique, c’est dingue ! Aujourd’hui c’est une longue traversée d’un désert de sable. Pas d’eau pendant 50km, donc je décide d’avaler la distance dans la journée, malgré la progression fatigante dans le sable. Il fait de plus en plus chaud au fur et à mesure que la journée avance, et je finis par me croire dans le Sahara. Heureusement que la superbe vue sur le glacier Vatnajökull est là pour me rappeler que je suis bien en Islande ! Je vois même des mirages au loin tellement le temps est incroyable.

Lac Dungjuvatn, dernier point d’eau avant la traversée du désert

Une longue traversée de désert de sable

L’inconvénient c’est que je finis par vider mon eau. Je traverse bien plusieurs gués, mais l’eau est toujours bien crade et sablonneuse. Certains gués sont d’ailleurs impressionnants, sur plusieurs dizaines de mètres de large. En fin de journée je finis par partir hors sentier en direction d’un lac que j’ai repéré sur mon GPS, je n’ai plus d’eau ! Malheureusement le lac est aussi crade que les flots d’eau sablonneuse qui se déversent dedans. Bon du coup je finis par boire un peu de cette eau, puis je vise les contreforts du glacier où j’aperçois quelques névés accessibles. J’effectue ainsi un détour, mais au moins j’ai de l’eau.

Le soir j’arrive à l’abri de Kistufell où je croise 2 autrichiens (Alexia et Markus) qui font une pause avant de repartir marcher en soirée. Alexia est très sympa et rigolote. Elle s’est aussi fabriquée des surbottes en silnylon, elle connaît Tarptent, et a effectué l’année dernière la traversée de la Laponie par le même itinéraire que j’hésitais à prendre à la place de l’Islande. Du coup on papote pas mal, c’est plutôt cool. Malgré sa connaissance de matos léger, elle porte quand même un sac énorme (24kg au début de leur aventure !). Ma journée de 50km l’a sacrément impressionnée, mais il n’y a pas de miracle, le poids ça change tout. Je n’aurais jamais pu réaliser cela avec son sac…

Avant de me coucher, je lis le livre d’or du refuge, plusieurs personnes parlent de neige à la même période de l’année. C’est fou cette différence de météo ! Je lis avec plaisir les messages de pseudo que je connais de randonner-leger.org, et dont j’avais lu leurs récits pour préparer ma traversée (oli_v_ier, fredlafouine – que j’avais croisé le premier jour de ma HRP, pour l’anecdote -, MonsieurHenri). C’est un très chouette moment.