Islande

De Nyidalur à Skògafoss

03/08 : Porsmörk – Skògafoss

Je me réveille tôt pour cette dernière journée, car je dois arriver à Skogar aux alentours de 16h pour prendre le bus. Le temps n’est pas terrible, avec du brouillard, et malgré un réveil à 5h30 je décolle pas avant 7h30. En chemin je rejoins Julie et Lucie, et on fera presque toute la journée ensemble.

Plus on monte, plus le temps se refroidit. Vers les sommets la température chute rapidement et un vent violent se lève. Avec la température bien basse, il est glacial ! Cela n’empêche pas les paysages d’être incroyables : au dernier col entre les deux glaciers, avant de basculer vers Skogar, je croise un des cratères qui a explosé en 2010, lorsqu’un nuage de cendres avait perturbé tout le trafic européen pendant une semaine. Il fume encore, tout comme la lave aux alentours. Tout ça au beau milieu de glace et de neige. C’est surréaliste ! Quel spectacle fou !!

Un petit cratère entré en éruption en 2010, quelques jours avant la grosse éruption du Eyfjafjallajökull

Il pèle, mais je suis content on devine le front de mer au loin !

La decente finale est longue, mais c’est encore très beau avec un canyon et des chutes d’eau impressionnants. L’arrivée à Skogarfoss se fait dans la foule de touristes. J’ai l’impression de nager dans une autre dimension au fur et à mesure que j’approche. En approchant l’émotion m’envahit… J’y suis enfin, j’ai réussi cette traversée de l’Islande en solitaire !! Je reste là une bonne demi-heure, planté devant la chute d’eau, à regarder déambuler le flot ininterrompu de touristes.

Une des nombreuses cascades sur la route

L’arrivée à Skogafoss !

Au bout d’un moment je me décide à vérifier l’heure de mon bus. J’ai noté 16h05 sur mon papier, et il est… 16h04 ! Et je n’ai pas encore pris la photo finale de ma traversée. Tant pis, je veux ce souvenir, je poireautererai une journée ici au pire. Je demande au mec à côté de moi, qui a l’air d’être plus ou moins un photographe pro avec tout son matos. Le problème c’est qu’en bon photographe, il passe du temps à ajuster la prise avant de prendre la photo. Une fois prise je le remercie chaleureusement et cours vers le parking. Le bus est toujours là, en fait il arrivait à 16h05 mais ne repart que 20mn plus tard. Ouf le bol !! J’ai le temps de prendre un hot dog, de croiser Julie qui me donne une barre de chocolat qu’elle vient d’acheter, puis je m’installe dans le bus.

Mon aventure se termine ici. Je passe le trajet retour à regarder défiler les paysages, sans oser enlever mes chaussures, mes pieds doivent sacrément puer. J’ai déjà la nostalgie. C’est passé tellement vite…