Islande

Les gués

Un gué en IslandeLors d’une randonnée en Islande, le franchissement des gués est une question à ne pas négliger : j’en ai compté 23 au cours de ma traversée (qui ont imposé de mettre les pieds dans l’eau). Le courant peut être fort et arriver jusqu’aux cuisses (plus haut il vaut mieux abdiquer ^^), et l’eau est généralement proche de 0° puisqu’elle descend directement des glaciers.

Réfléchir à une solution adéquate est nécessaire pour que cela ne devienne pas un calvaire.


Sécurité

Il vaut toujours mieux traverser le gué à l’endroit où le cours d’eau est le plus LARGE. Le courant y est plus faible et l’eau moins profonde. Je le savais, mais j’en ai fait les frais lors d’un gué où j’ai eu la flemme de faire 50m pour traverser à un endroit plus large : alors que la rivière me semblait peu profonde, l’eau est subitement montée presque jusqu’à ma taille et j’ai du rebrousser chemin en catastrophe, trempé. Alors que 50m plus loin je suis passé tranquillement…

Ensuite le débit est moins fort le matin, lorsque la fonte des névés est plus faible. Cela m’a ainsi permis de passer une rivière qui était infranchissable la veille dans l’après-midi.


Sur-bottes

Pour éviter de me geler dans une eau glaciale, et perdre du temps à me déshabiller, enfiler des chaussures en plastique, me sécher et me rhabiller, je me suis fabriqué des surbottes en silnylon. En plus c’est une solution plus légère et pratique que la 2ème paire de chaussure, puisqu’il suffit de les enfiler par-dessus ses chaussures de marche.

La matière est cependant fragile, et je me suis fabriqué des sur-chaussettes pour les protéger de l’abrasion : j’ai recyclé un vieux tee-shirt Decathlon en synthétique, dans lequel j’ai utilisé les manches pour avoir la forme de base de la chaussette.

Vers la fin de la traversée les sur-bottes montraient cependant quelques signes d’abrasion, parce que mes sur-chaussettes n’étaient pas assez protectrices, et un peu d’eau s’infiltrait. Mais rien de dramatique. Si c’était à refaire, j’utiliserais plutôt du tissu costaud pour la partie basse des sur-bottes (en contact avec les cailloux). Cela nécessite un peu de boulot de couture pour assembler les 2 parties, mais c’est une solution plus durable et pratique (pas besoin d’enfiler à la fois les sur-bottes et les sur-chaussettes). Et niveau poids ça doit même être plus léger.


Confection

On peut acheter la matière première ici : sylnilon à 50g/m². Pour la confection c’est pas compliqué, il s’agit d’un rectangle un peu ajusté cousu sur lui-même (les coutures sont en pointillés) :

J’ai ensuite étanchéifié les coutures avec du Silnet. Enfin j’ai intégré un cordon sur le haut des surbottes pour les attacher aux cuisses, et utilisé des élastiques pour maintenir les surbottes au niveau des genoux. Sans sur-chaussettes des élastiques sont également nécessaires pour le maintien au niveau des chevilles.