Carpates

Făgăras

15/08 : Lac Bâlea (2047m) – Abri Portita Vistei (2307m)

Bon, encore du brouillard ce matin… Les gars du refuge nous disent que ça devrait se lever vers 11-12h, donc on part un peu après 10h en espérant que ça se dégage vite. Mais en fait le brouillard dure, et on avance dans le froid et le brouillard. Sur des crêtes étroites on râte des vues apparemment magnifiques. C’est un peu râlant parce qu’aujourd’hui on est censé grimper sur le Moldoveanu, le toit de la Roumanie. Comme on ne veut pas le râter (c’est LE sommet à faire dans cette traversée), on décide alors de s’arrêter à un refuge gardé un peu plus loin en espérant le beau temps demain.

Par temps dégagé, ces crêtes doivent être belles et impressionnantes ^^

Mais on a un bol énorme, parce que juste quand on arrive à l’embranchement pour le refuge, d’un coup le ciel se dégage à vitesse grand V !! On décide alors de foncer, on en a marre de ce brouillard. Et on fait sacrément bien ! Tous les randonneurs qu’on croise ont fait le sommet dans le brouillard, alors que nous pouvons le faire sous un beau ciel dégagé, et sans la foule qu’il y aurait en temps normal, quelle chance !! Quelques nuages subsistent, mais ils restent coincés par les crêtes.

Moldoveanu en ligne de mire ! (le sommet de droite au 2ème plan)

Les nuages sont bloqués par la crête en montant vers le Moldoveanu

On approche du sommet où flotte un drapeau roumain

Et voilà, on est sur le toit de la Roumanie !

Le soir on pousse vers une cabane où on trouve 5 tchèques sympas, avant qu’une compagnie de 17 (!) polonais n’arrive et espèrent trouver une place à l’intérieur (sachant que le refuge fait 8 places… ^^). Bon, par contre il n’y a pas d’eau à côté et on n’a pas fait le plein depuis longtemps. C’est l’inconvénient de suivre des crêtes, l’eau est rare. Pour le repas j’évite donc les pâtes, et on fait avec le peu d’eau qu’il nous reste, espérant en trouver assez vite le lendemain (à 3h d’après le topo). En tout cas, une bien belle fin de journée, et depuis hier on a de belles intuitions.

Panarama depuis le Moldoveanu