Carpates

Făgăras

14/08 : Abri du Virful Scara (2156m) – Lac Bâlea (2047m)

Dans la nuit le chef scout a gerbé dans son duvet. Les jeunes ont été super réactifs et ont bien géré la situation. Mais il a du passer une bien sale nuit. Et dire que les scouts désinfectaient absolument tout avec un produit spécial : la vaisselle, les mains après être allés aux toilettes… Alors que nous, fidèles à notre réputation de français crades, on ne fait même pas forcément la vaisselle systématiquement. Comme quoi autant ne pas s’embêter ! 🙂

Le matin il fait à nouveau un temps pourri, c’est un peu la déprime. Les allemands voulaient partir tôt, mais entre le chef malade et la météo, les jeunes prennent le pouvoir et décident de rester ici. De leur côté les slovaques décident d’abandonner et de redescendre dans la vallée. Quant aux 2 tchèques qui nous ont rejoint peu avant la tombée de la nuit hier soir, ils restent ici. Nous on profite d’une légère accalmie en fin de matinée pour partir. On a des fourmis dans les jambes, et en 5mn chrono on se décide, on plie tout, et on est dehors !

Les crêtes sont délicates, surtout par ce temps

Et on fait bien, parce que le ciel se dégage de plus en plus. Des crêtes difficiles et dangereuses par mauvais temps (c’est le passage le plus délicat de toute la Transcarpates) nous font quand même décider de contourner le Négoiu. Mais comme le temps ne fait que s’améliorer, on aurait pu le faire. Au moins on a été prudent.

On contourne par prudence, mais le temps devient de mieux en mieux

L’après-midi on bénéficie de quelques panoramas vraiment superbes… Dommage que le froid nous empêche d’en profiter pleinement ! Mais qu’est-ce-que ça fait plaisir de marcher, d’avancer, d’avoir enfin réussi à quitter cette cabane où on était coincés depuis 3 jours !!

Le sentier à flanc de montagne offre de belles perspectives

Le soir c’est le choc en arrivant au lac Bâlea. Ça n’est pas encore le Pas-de-la-Casa, car ça n’est pas un village, juste des trucs à touristes de partout, mais ça en a l’esprit… On prend un lit au refuge Salvamont, où on discute en français avec un roumain sympa qui vient faire un reportage vidéo sur des centrales hydroélectriques pour l’association écolo dans laquelle il bosse. L’eau du refuge est glacée, donc pas de douche complète, mais je fais au moins une lessive qui est bienvenue.

Il n’y a pas de magasins pour se ravitailler autour du lac, alors on est obligé de faire le plein de bouffe dans les petites cases attrapes-touristes. Il y a également un stand où ils vendent des poulets rôtis, donc on se fait plaisir et on embarque un poulet entier pour 2 qu’on se mange au refuge ! Sans oublier bien sûr les bières qui vont avec ! 🙂