Carpates

Parâng, Lotrului

07/08 : Petroşani (431m) – Col Timpa (1903m)

A Petroşani on est d’une effacité redoutable. En peu de temps on se ravitaille, on trouve l’agence Atlassib où on réserve notre billet de retour pour Toulouse, au marché des femmes nous vendent de l’eau-de-vie maison qu’elles cachaient sous leur étal (c’est interdit depuis l’entrée de la Roumanie dans l’Union Européenne). Et puis surtout on discute avec 2 passants pour trouver notre direction, qui demandent alors à un chauffeur de camion grumier garé juste là s’il peut nous avancer. Or il se trouve qu’il va pile où on veut aller, c’est-à-dire à 30km plus loin dans la montagne ! Du coup on monte à l’arrière du camion, et hop c’est parti ! On pensait arriver là-bas en fin d’après-midi, mais finalement à midi et quelques c’est bon on y est. En plus à l’arrière on est bien installé, à profiter de jolies vues.

Le camion grumier – stop c’est d’enfer !!

On arrive comme ça au refuge qui marque le départ de l’itinéraire. C’est un endroit assez space, rempli d’ouvriers, de forestiers, et où un immense camp de roms est installé, lesquels font essentiellement la cueillette de myrtilles dans la montagne. On prend 2 binouses au refuge pour se mettre en jambes, et c’est parti !

Des moutons agglutinés à l’ombre

Un arbre isolé au milieu de ces vastes étendues herbeuses

Le massif ne manque pas de charme, avec des immenses steppes sur lesquelles on évolue, ainsi que des forêts et des moyennes montagnes à perte de vue. Les forêts sont roumaines sont tellement belles. Et puis c’est beaucoup plus sauvage que le Retezat, ces changements de fréquentation sont frappants. Au passage on croise une petite bergerie où vivent un couple et leurs 2 enfants, qui semblent complètement isolés du monde…

La petite tâche au loin au milieu du chemin, c’est Benoît !

Le soir on trouve un super lieu de bivouac sur un col avec une jolie vue, où les chiens d’une bergerie voisine viennent quémander de la bouffe lorsqu’on cuisine. Avant de se coucher, pour la première fois on emballe notre bouffe et on la met dans un arbre, pour éviter qu’un ours ne vienne défoncer nos tentes la nuit (et nous par la même occasion ^^).