Carpates

Cernei, Godeanu, Retezat

04/08 : Crête près du sommet Girdomanul – Lac Bucurei

Ce matin on arrive enfin à partir tôt, surtout que malgré le grand ciel on anticipe un nouvel orage en début d’aprem (ce qui sera effectivement le cas ^^). En chemin, sur les belles crêtes on croise nos premiers travailleurs (des roms), qui viennent faire la cueillette des myrtilles, des framboises, des mûres, des champignons…

Pour midi on vise un refuge au fond de la vallée, qui sépare les massifs du Godeanu et du Retezat, où on pense pouvoir manger (et boire une binouse!). Mais il n’est pas là l’emplacement indiqué sur la carte (décidément quelle précision ces cartes !). Un gars nous indique où il est, mais qu’il n’y a rien pour manger. Ca doit être une simple cabane, on a du avoir l’air con… Ce qui est plus embêtant c’est qu’on est un peu juste niveau bouffe : on avait pris des réserves pour quelques jours, sans trop savoir combien de temps on en aurait avant le premier ravitaillement à Petroşani. On met pour le moment plus de temps que prévu, et on ne croise aucun endroit où on peut manger un coup. Heureusement on avait un peu de rab, mais il va falloir faire un minimum attention.

Dans la montée l’orage tant attendu se pointe enfin ! On n’est pas sur les crêtes, mais un peu à découvert quand même. L’orage était assez lointain, mais d’un coup la foudre tombe à une centaine de mètres de nous ! Outch, l’énorme coup de flip lorsqu’on voit l’éclair et qu’on entend la foudre quasi simultanément !!! Cela ne m’était encore jamais arrivé… On descend alors encore un peu, et on s’assoit par terre pour ne pas être une cible potentielle. L’orage finit par passer, mais ça a été un sacré coup de stress.

Le lac Bucurei

Le soir on dort au seul endroit où il est autorisé de bivouaquer dans le massif, autour d’un joli lac, où on trouve beaucoup de randonneurs. Ça nous change des crêtes désertes du Godeanu. D’ailleurs on passe une super soirée avec nos voisins roumains, qui nous offrent de l’eau-de-vie maison, faite le jour même avec de la Pálinka (de l’alcool de Transylvanie à plus ou moins 50°) et du miel (tous 2 fait par Raul), ainsi que des myrtilles cueillies à 20m sous les tentes ! Mmmmh, un délice !! Andra, une autre roumaine sympathique, se joint ensuite à nous, attirée par les talents de chanteur de Benoît, et elle apporte aussi son eau-de-vie. Je finis la soirée assez guilleret, mais c’était génial !

Benoît, Benoît, Tudor, Alina, Arina, Anka, Raul