Carpates

Cernei, Godeanu, Retezat

01/08 : Baile Herculane – Vallée Cernei

Après 36 heures de bus et 4 heures de train, nous voilà enfin arrivés à Baile Herculane dans l’après-midi, une station thermale romaine où l’Empereur austro-hongrois venait en villégiature. Là nous devons vite prendre le seul bus de la journée qui remonte une bonne partie de la vallée Cernei, mais qui nous passe juste sous le nez… On doit donc remonter la vallée à pied, le long d’une route goudronnée.

Baile Herculane

Bon, sur notre « carte » cela ne paraissait pas extrêmement long. Hélas notre « carte » était en fait un dessin (il n’y a pas de vraie carte de cette vallée) dont l’échelle s’est avérée varier selon le besoin de précision. L’écrasement de certaines distances nous a complètement trompé, et nous marchons 2 heures avant de nous en rendre compte. Cela nous permet de découvrir cette curieuse vallée, où les thermes naturels sont accessibles librement : sur des kilomètres de long on croise des voitures, des curistes, des tentes, des caravanes…

La route est un long squat

On essaie bien de faire du stop, mais toutes les voitures qui passent appartiennent à des curistes qui s’arrêtent dans le coin… Au bout d’un moment, après avoir dépassé la majorité des tentes, un tracto-pelle finit par nous prendre en stop, et on monte dans la pelle ! L’amusement initial de la situation est vite suivi d’une situation inconfortable, car ça secoue pas mal et ça fait mal au cul. Mais bon, il est déjà tard et il faut qu’on avance dans la vallée pour trouver un endroit où poser la tente peinard.

Notre tractopelle-stop

La vallée semble interminable… on a découvert le lendemain qu’il y avait en fait 48km depuis la gare jusqu’au hameau de Cerna Sat ! Et tout cela avec un unique croisement de route. D’ailleurs à partir de ce croisement, la route que nous suivons devient un chemin de terre défoncé. La position sur le tracto-pelle est alors intenable. En plus la nuit commence à tomber. On quitte alors notre chauffeur pour planter en vitesse nos tentes près de la rivière, en galérant dans l’obscurité avec nos 2 nouvelles tentes que nous ne savons pas encore bien monter. Ce petit coup de pression de fin de journée fait qu’on n’a pas trop faim, et on se couche le ventre presque vide.